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Prix des carburants: "Je n'ai pas envie d'embêter Total", assure Papin
information fournie par AFP 23/09/2026 à 11:47
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Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, à Paris le 22 septembre 2026 ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, à Paris le 22 septembre 2026 ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

"Je n'ai pas envie d'embêter Total", a déclaré mercredi sur BFM-RMC le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, interrogé sur l'appel de certains partis à plus de transparence sur les marges du géant des hydrocarbures ou à le taxer plus.

"Ce que je souhaite, c’est que Total continue pendant cette période de crise à plafonner son prix à 2,25 euros pour le gasoil et à 1,99 euros pour le sans plomb", a-t-il assuré, évoquant le système de plafonnement des prix à la pompe mis en place par le géant pétrolier depuis mars.

Actuellement, les prix dans les stations TotalEnergies sont plafonnés à 1,99 euro le litre d'essence et 2,25 euros le litre de gazole, alors qu'en moyenne le prix du gazole a atteint dimanche 2,41 euros en France, un record.

En parallèle, sur Public Sénat, mercredi matin, Sébastien Martin, ministre de l'Industrie, a exclu l'idée d'un plafonnement généralisé: "en France, Total vend à perte. Si nous (bloquons les prix pour tout le monde), la petite station-service qui est en milieu rural, qui ne fait pratiquement pas de marge, et à qui vous allez dire +demain, vous vendez à perte+, qu'est-ce qu'elle fait? Elle s'arrête".

Interrogé sur une éventuelle taxation des profits de TotalEnergies, M. Papin a ajouté ne pas avoir "envie de menacer Total".

Le plafonnement, tel que pratiqué depuis cinq mois de manière discontinue, a déjà coûté, selon son PDG, Patrick Pouyanné, "entre 250 et 300 millions" d'euros au groupe français, qui a vu cette année son bénéfice doubler au premier semestre, à 11,2 milliards d'euros.

Le candidat à la primaire socialiste, Raphaël Glucksmann, a accusé lundi sur France Info le gouvernement de "bloquer" l’initiative de certains pays européens, qui souhaitent taxer les superprofits réalisés par les entreprises du secteur énergétique en raison du conflit au Moyen-Orient, estimant que l’exécutif "ne veut pas heurter monsieur (Patrick) Pouyanné, PDG de TotalEnergies."

"La France ne bloque pas cette initiative", a assuré mercredi sur la même antenne, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Energie, Maud Bregeon, rappelant que le Premier ministre Sébastien Lecornu avait indiqué au printemps ne pas y être opposé. M. Lecornu avait dit ne pas avoir "d'objection de principe" à ce type d’initiative, le 8 avril devant le Sénat.

Il réagissait à l’époque à l'initiative prise par cinq pays européens (Espagne, Autriche, Allemagne, Italie et Portugal) qui appelaient à taxer les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises du secteur énergétique en raison du conflit au Moyen-Orient, comme en 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Sur BFM-RMC, Serge Papin s'est par ailleurs dit "favorable" à "un débat" sur les certifications d'économie d'énergie (CEE), destinées au financement de la transition énergétique, que certaines personnalités politiques accusent de surenchérir le prix du plein.

"Il faudrait qu'il y ait une opération de transparence", a-t-il déclaré, tout en précisant qu'il était impossible de mettre fin aux CEE par décret.

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2 commentaires

  • 12:15

    Et la TICPE, il serait temps de la baisser


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